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Comment je me suis retrouvée en intervention

Dernière mise à jour : 17 janv. 2021



Mes très chers lecteurs et lectrices, comment allez-vous depuis votre dernière visite et votre lecture de la parution précédente? De mon côté, je ressens la plus grande joie à l'idée de vous recevoir dans mon univers et continuer notre démarche qui consiste à faire connaissance.


Lors de la dernière parution, je vous ai introduit dans une partie, un aspect de mon passé et de ma quête pour devenir une meilleure version de moi-même. Aujourd’hui, je vous invite à une courte promenade au cours de laquelle je partagerai avec vous comment je suis devenue une intervenante auprès de la jeunesse et de la famille, ce qui, m’a donné le goût de faire du counselling de groupe ou en individuel.


Si vous vous rappelez bien, je vous avais fait part de mes challenges et de ma formation par la vie, par l’univers et par mon créateur pour devenir la personne qui je suis aujourd’hui. Eh bien, j’ai eu une grossesse à un âge assez jeune et me suis retrouvée seule avec cet enfant sur les bras. Cette situation m’a obligée à tout changer et à reconsidérer tous les aspects de ma nouvelle vie de mère monoparentale aux prises avec une maladie incurable comportant des périodes d’hospitalisation répétées.


Étant aux prises avec plusieurs défis simultanés, je déménageai et habitai en HLM. Une fois dans ce quartier, tout ce que je voulais et désirais était de faire ma petite vie tranquille sans développer aucune relation avec qui que ce soit afin de ne surtout pas attirer des problèmes ; mais surtout par instinct de protection par peur de me faire rejeter une fois de plus...


Un jour, une femme sonna à ma porte et se présenta comme la travailleuse de milieu du quartier. Cette femme m’expliqua son rôle et m’informa de l’existence d’une association de locataires et qu’ils étaient à la recherche de bénévoles pour animer le plan. Voulant demeurer dans mon cocon, je fis comprendre à la dame que je ne suis pas du tout intéressée et que je ne savais rien faire. La dame poursuivit la discussion avec beaucoup de gentillesse et me demanda de lui parler de moi. Me croyant plus brillante ou surtout plus rusée, j’insista sur le fait que je ne pouvais l'aider car, je n’ai absolument aucune compétence pour être bénévole.


La dame ayant compris que je n’avais pas l’intention d’embarquer changea de tactique et me demanda de lui parler un peu de moi et c'est alors que je lui expliqua que, par le passé, je pratiquais de la danse RNB et folklorique, que j’avais fais des études en mode donc, j’étais issue du milieu artistique. Dès lors, elle me proposa de devenir professeure de danse bénévole auprès des jeunes âgée de 6-12 ans, ce que j’accepta malgré toutes mes résistances, à reculons.


À mon grand étonnement, j’avais une facilité déconcertante à enseigner à ces jeunes. Et, de fil en aiguille, j’enseignai les 13-18 ans. Six mois plus tard, l’école primaire du quartier me proposait un contrat d’animatrice de milieu tant j’avais de la facilité et une influence auprès de ces jeunes.


C’est ainsi que je me suis retrouvée intervenante de milieu auprès d’une clientèle qui, tout comme moi, ne cadrait nulle part, était incomprise et laisser pour compte.


Je crois que ce sont ces similitudes qui m’ont permis de mieux comprendre ces jeunes, ces adultes, ces parents qui, de temps en temps, semblaient ne pas comprendre et pouvoir suivre le système.


À mon plus grand étonnement, je me découvris une passion pour ces gens, un amour, un désir de voir leur vie se transformer et par la même occasion, de faire mentir les statistiques à leur sujet ; tout comme moi j’allais faire mentir les statistiques, les dires de ceux qui croyaient et me répétaient sans cesse que je ne serai jamais rien et que jamais je ne serais quelqu’un de respectable.


D’ailleurs, je me souviens que plusieurs personnes n’avaient pas de grandes attentes à mon sujet et ils me laissaient savoir que je finirai probablement prostituée et sur l’aide sociale ; ce qui heureusement, n’est pas du tout le cas.


Lorsque j’étais en période d’intervention, je me sentais utile, intelligente, j’avais de la valeur et surtout, je pouvais assister à l’émancipation et aux progrès remarquables de ces personnes aux prises avec des comportements violents, de rejet, de colère, des problèmes d’estime de soi, d’abus sexuels et/ou physiques, de monoparentalité, de gangs de rue, d’abandon, de consommation, d’échecs répétitives, etc.


Être une intervenante n’est pas une question d’argent bien qu'elle soit, ô combien, payante lorsqu’on voit les gens partir de très loin et atteindre des objectifs qui très souvent paraissait inatteignables, même par les principaux intéressés.

Donc, si vous aussi, vous rencontrez une de ces problématiques ou d’autres similaires ; que vous tournez constamment en rond ; que vous avez l’impression qu’il vous manque quelque chose ; que vous ne comprenez pas trop ou que vous n’êtes pas du tout satisfait de votre vie ; mais que vous avez ENVIE que ça change, il se peut que ce soit le moment de prendre le taureau par les cornes et que vous entamiez votre processus dans la quête de devenir une meilleure version de vous-même et ce, pour votre plus grand bien et celle de votre entourage.


Si vous avez des questions, des sujets que vous aimeriez que j’aborde en matière d’intervention ou de counselling, je vous invite à m'en faire part au travers du formulaire sur la page Contact. N’ayez aucune crainte, ce sera traité de façon anonyme.


J’espère sincèrement que ces quelques lignes vous ont fait du bien. Je vous donne rendez-vous dans la prochaine parution qui traitera de : Où commence le changement ?


Excellente semaine à vous mes chers lecteurs et lectrices et souvenez-vous : je crois en vous alors croyez en vous !

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